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Journée de l’écrivain en prison 2022
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Journée de l’écrivain en prison 2022

15 au 30 novembre 2022

15 novembre : José Rubén Zamora Marroquín (Guatemala), Narges Mohammadi (Iran), Server Mustafayev (Ukraine), et Tsitsi Dangarembga (Zimbabwe) sont les visages et les voix de la Journée de l’écrivain en prison 2022, la campagne annuelle de PEN International en faveur des écrivains emprisonnés ou persécutés. Ces quatre cas illustrent clairement le type de menaces et d’attaques subies par les écrivains et les journalistes du monde entier simplement pour avoir exercé pacifiquement leur droit à la liberté d’expression.

Orhan Pamuk a dit un jour : « Lorsqu’un autre écrivain dans une autre maison n’est pas libre, alors aucun écrivain n’est libre ». C’est pourquoi depuis 1981, dans le cadre de la Journée de l’écrivain en prison, nous plaidons en faveur des écrivains qui défendent farouchement la liberté d’expression et qui, pour cela, paient le prix ultime. Aujourd’hui, nous soutenons des campagnes et incitons à l’action pour 5 esprits incroyables dont le travail a changé la vie de nombreuses personnes à travers le monde. Libérons-les. – Ma Thida, Présidente du Comité des Écrivains en Prison de PEN International.

Du 15 au 30 novembre 2022, l’ensemble du mouvement PEN appellera à une action internationale urgente afin de libérer et protéger José Rubén Zamora Marroquín, Narges Mohammadi, Server Mustafayev et Tsitsi Dangarembga et de s’assurer que ceux-ci et leurs familles ressentent notre solidarité et notre soutien.

Les centres, les membres et les sympathisants de PEN dans le monde entier défendront la cause de ces écrivains, par le biais d’activités telles que des lettres aux gouvernements, des campagnes sur les médias sociaux, des manifestations, des conférences de presse et des débats d’experts. Des écrivains de renom enverront des lettres de solidarité à leurs collègues emprisonnés ou menacés.

Veuillez agir avec nous les jours suivants :

  • Narges Mohammadi – les mardis 15 et 22 novembre
  • Tsitsi Dangarembga – les mercredis 16 et 23 novembre
  • Server Mustafayev – les jeudis 17 et 24 novembre
  • José Rubén Zamora Marroquín – les vendredis 18 et 25 novembre

Les lettres de solidarité de cette année en soutien à nos écrivains emprisonnés sont:

  • Siri Hustvedt et Ahdaf Souief écrivent à Narges Mohammadi
  • Anne Applebaum, Margaret MacMillan and Peter Pomerantsev écrivent au Server Mustafayev

Visitez les pages de PEN International sur Twitter, Facebook et Instagram pour générer des retweets, des likes, des commentaires et partager nos publications afin de les diffuser le plus possible.

Agissez dès aujourd’hui.

Agir pour Narges Mohammadi (Iran) Down arrow

DOIW-2022-1600-×-900px-8.png#asset:11484

Nom: Narges Mohammadi
Profession : Écrivaine, défenseuse des droits de l’homme 
Situation : En prison
#NargesMohammadi #ImprisonedWriter


CONTEXTE

Narges Mohammadi est une écrivaine, journaliste et défenseuse des droits de l’homme iranienne, et membre honoraire des centres PEN danois, belge, norvégien et suédois. Elle est l’ancienne vice-présidente et porte-parole du Defenders of Human Rights Center (DHRC), co-lauréate du prix Oxfam Novib/PEN 2013 et lauréate du prix Per Anger 2011 et du prix Alexander Langer 2009.

Au cours des dernières années, Mohammadi a été arrêtée et emprisonnée arbitrairement à plusieurs reprises. Elle a été détenue à la prison d’Evin en mai 2015, et en 2016, elle a été condamnée à 16 ans d’emprisonnement sur la base de plusieurs chefs d’accusation, notamment pour « participation à un rassemblement et collusion contre la sécurité nationale » et « diffusion de propagande contre l’État », en lien avec ses activités au DHRC.

En février 2020, elle a fait l’objet de nouvelles accusations, notamment de « diffusion de propagande contre le système » et de « rassemblement et collusion avec l’intention de prendre des mesures contre la sécurité nationale ». Ces accusations sont liées au rôle qu’elle a joué dans l’organisation de manifestations d’occupation, la tenue de cours éducatifs et la « diffamation » envers le gouverneur de la prison d’Evin, l’accusant de l’avoir torturée et agressée.

En mai 2021, elle a été condamnée à une nouvelle peine de 30 mois de prison et 80 coups de fouet, quelques mois après sa libération en octobre 2020 après avoir purgé cinq ans et demi de prison. En novembre de la même année, elle a été arrêtée lors d’une cérémonie en hommage au manifestant Ebrahim Ketabdars, tué dans la ville de Karaj. Mohammadi a passé plus de deux mois en isolement cellulaire, période à propos de laquelle elle a écrit de manière prolifique, expliquant le lourd tribut payé par les prisonniers d’opinion en Iran et la qualifiant de « torture blanche ».

Selon sa famille, les autorités iraniennes ont porté d’autres accusations contre elle en janvier 2022, notamment « rassemblement et collusion pour agir contre la sécurité nationale » et « action contre la sécurité nationale et perturbation de l’ordre public ». À l’issue d’un procès sommaire tenu en l’absence d’un avocat, Mohammadi a été condamnée à huit ans et deux mois de prison supplémentaires, ainsi qu’à 74 coups de fouet. Le jugement impose également d’autres peines, notamment l’exil intérieur et l’interdiction de faire des déclarations aux médias, d’utiliser des plateformes de médias sociaux ou de participer à des groupes politiques.

En février 2022, à la suite d’une opération du cœur, Mohammadi a été libérée pour raisons médicales. Cependant, en avril 2022, elle a été arrêtée à son domicile par des agents des services de renseignement iraniens, car les autorités ont décidé de mettre fin à son autorisation de sortie pour raisons médicales et lui ont ordonné de retourner en prison. Selon sa famille, elle a été maltraitée et insultée par les agents lors de son arrestation.

En octobre 2022, PEN International a appris que Mohammadi avait été condamnée à 15 mois de prison supplémentaires, assortis d’une interdiction de voyager et de rejoindre des mouvements ou partis politiques pendant deux ans, ainsi que de trois mois de travaux d’intérêt général. La condamnation a été prononcée par contumace par la branche 26 du tribunal révolutionnaire, à l’issue d’un procès sommaire. Les autorités pénitentiaires ont en outre interdit les appels téléphoniques avec sa famille en Iran pendant deux mois, en guise de sanction pour son rôle majeur dans l’organisation de manifestations en prison en signe de solidarité avec le mouvement de protestation qui asecoué le pays après la mort de Mahsa Amini.

D’après sa famille, Mohammadi risque désormais un total de 10 ans d’emprisonnement, 150 coups de fouet et une amende de 12 millions de rials iraniens (environ 250 livres sterling), en sus des restrictions imposées en octobre de cette année.

Mohammadi souffre d’un trouble neurologique pouvant entraîner des crises d’épilepsie, une paralysie partielle temporaire et une embolie pulmonaire pour laquelle lui seraient refusés des médicaments vitaux permettant d’éviter la formation d’autres caillots sanguins. En mai 2019, elle a subi une hystérectomie d’urgence, puis a été renvoyée à la prison d’Evin. En juin 2019, PEN a reçu des informations selon lesquelles Mohammadi était privée de soins médicaux adéquats et d’antibiotiques pour traiter une infection ultérieure liée à l’opération. PEN a également appris que les médicaments nécessaires lui ont été refusés en juin 2022.

Mohammadi a écrit pour plusieurs journaux réformistes, dont Payam-e Hajar, qui a ensuite été interdit pour ses articles promouvant les droits de tous les Iraniens, indépendamment de leur sexe, de leur religion ou de leur affiliation politique. Dans son dernier livre, White Torture (torture blanche), elle documente l’emprisonnement de treize femmes, dont Nazanin Zaghari-Ratcliffe, et leurs expériences communes : harcèlement et coups par les gardes, port d’un bandeau sur les yeux et refus de traitement médical. Le livre dévoile également le recours prolongé à l’isolement cellulaire contre les prisonniers d’opinion en Iran.

À la suite des restrictions imposées en octobre de cette année, Mohammadi n’est plus autorisée à appeler son mari, l’éminent journaliste Taghi Rahmani, qui a été emprisonné pendant 17 ans avant de fuir l’Iran pour la France en mai 2011, ni ses enfants, qui vivent en exil avec leur père.

« J’ai foi dans le chemin que j’ai choisi, dans les actions que j’ai menées, ainsi que dans mes convictions. Je suis déterminée à œuvrer pour que les droits de l’homme deviennent une réalité [en Iran] et je ne nourris aucun regret. Si ceux qui prétendent faire régner la justice sont fermes dans leur jugement à mon encontre, je le suis également dans ma foi et mes convictions. Je ne céderai pas face aux punitions tyranniques qui limiteront ma liberté aux quatre murs de la cellule de la prison. Je vivrai cette incarcération, mais je ne l’accepterai jamais comme légale, humaine ou morale, et je dénoncerai toujours cette injustice ». Narges Mohammadi, citée dans l’article Prominent Rights Activist Narges Mohammadi Rejects Prison Sentence in Stinging Open Letter (Narges Mohammadi, éminente militante des droits de l’homme, rejette sa condamnation à une peine de prison dans une lettre ouverte virulente), 14 octobre 2016.



AGISSEZ


PEN International considère que l’emprisonnement de Narges Mohammadi constitue une violation de son droit à la liberté d’expression et demande sa libération immédiate et inconditionnelle.

PEN International appelle également les autorités iraniennes à garantir le bien-être physique et mental de Mohammadi, à lui donner de toute urgence accès à tous les soins médicaux nécessaires, et à ne pas la soumettre à une quelconque forme de souffrance physique ou psychologique, de torture ou de mauvais traitement, y compris la flagellation, en attendant sa libération.

Voici ce que vous pouvez faire :

Plaidoyer

  1. Écrivez aux autorités iraniennes, sur la base des demandes ci-dessus.

Les appels peuvent être envoyés au :

Guide suprême de la République islamique Grand Ayatollah Sayed Ali Khamenei The Office of the Supreme Leader, Islamic Republic Street End of Shahid Keshvar Doust Street, Téhéran, République islamique d’Iran Email: http://www.leader.ir/langs/en/... Twitter : @khamenei_ir (compte en anglais), @Khamenei_ar (compte en arabe), @Khamenei_es (compte en espagnol).

Chef du système judiciaire

Gholam-Hossein Mohseni-Eje c/o Public Relations Office Number 4, Deadend of 1 Azizi – Vali Asr Street Téhéran République islamique d’Iran

Président de la République islamique d’Iran

Ebrahim Raisi, Pasteur Street Pasteur Square Téhéran, République islamique d’Iran 
+98(21)64451 Twitter: @raisi_com

Veuillez envoyer une copie à l’ambassade d’Iran dans votre pays. Vous trouverez les adresses des ambassades ici.

Veuillez informer PEN de toute action que vous menez et de toute réponse que vous recevez.

Réseaux sociaux

Faites connaître le cas de Mohammadi sur les réseaux sociaux, en utilisant les exemples de messages ci-dessous et les hashtags #NargesMohammadi #ÉcrivainEnPrison

Facebook

Je me joins à l’appel urgent de @peninternational pour la libération immédiate de #NargesMohammadi, écrivaine, journaliste et défenseuse des droits de l’homme iranienne, qui risque actuellement 10 ans d’emprisonnement et la flagellation en #Iran. Rejoignez notre appel ! Agissez maintenant : https://pen-international.org/... #ÉcrivainEnPrison


Twitter 

Je me joins à l’appel urgent de @pen_int pour la libération immédiate de l’#ÉcrivainEnPrison #NargesMohammadi, écrivaine, journaliste et défenseuse des droits de l’homme iranienne, qui risque actuellement 10 ans d’emprisonnement et la flagellation en #Iran. Rejoignez notre appel ! Agissez maintenant : https://pen-international.org/...

Solidarité 

Les messages de solidarité peuvent être envoyés en utilisant le formulaire disponible ici. 

  • Nous vous invitons également à envisager d’élire Mohammadi comme membre honoraire de votre centre.

Sensibilisation

Nous vous encourageons également à attirer l’attention sur le cas de Mohammadi en :

  • Publiant des articles et des tribunes dans la presse nationale ou locale.
  • Organisant des événements publics, des conférences de presse et des manifestations.

Veuillez nous tenir informés de vos activités. Les messages peuvent être envoyés à Mina Thabet, coordinatrice régionale pour la région MENA, à l’adresse suivante : Mina.Thabet@pen-international.org.

Agir pour Tsitsi Dangarembga (Zimbabwe) Down arrow

DOIW-2022-1600-×-900px-9.png#asset:11485


Nom: Tsitsi Dangarembga
Profession : Écrivaine, cinéaste, dramaturge, militante.
Situation : Persécutée, condamnée 
#TsitsiDangarembga #ImprisonedWriter


CONTEXTE

Tsitsi Dangarembga est une romancière, cinéaste, dramaturge et militante zimbabwéenne primée et membre fondatrice de PEN Zimbabwe.

Le 31 juillet 2020, elle a été arrêtée avec son amie Julie Barnes par des membres de la police de la République du Zimbabwe, sans mandat ni explication, lors d’une manifestation pacifique contre la corruption du gouvernement dans une rue déserte de Harare. Elle a été détenue pendant la nuit, puis inculpée au tribunal le lendemain pour incitation à la violence publique.

Dangarembga a été libérée sous caution de 5 000 ZW le 1er août 2020 et a été convoquée au tribunal le 18 septembre 2020. Contrainte de rendre son passeport aux autorités, elle devait se présenter au poste de police chaque semaine jusqu’à son procès. Elle a demandé à ce que son passeport lui soit restitué et a également contesté les tentatives de l’État de la traduire devant la redoutable Cour anticorruption, bien que l’accusation retenue contre elle n’ait rien à voir avec la corruption. Dangarembga a finalement récupéré son passeport, mais son procès s’est poursuivi.

Le 29 septembre 2022, Dangarembga et sa coaccusée ont été condamnées par un tribunal de première instance du Zimbabwe dans la capitale, Harare, à six mois d’emprisonnement, avec un sursis total de cinq ans à condition qu’elles ne commettent pas d’infraction similaire. Elles ont en outre été condamnées à une amende d’environ 38 640 ZWL ou, à défaut, à 3 mois d’emprisonnement. Elles ont payé l’amende et, le 13 octobre, elles ont fait appel de la condamnation et du jugement devant la Haute Cour du Zimbabwe.

Leur condamnation s’inscrit dans le cadre d’une longue période de persécution juridique et judiciaire qu’elles endurent depuis juillet 2020. PEN International dénonce cette condamnation, qui illustre tristement une fois de plus la détermination des autorités zimbabwéennes à punir ceux qui critiquent la conduite du gouvernement. Le recours abusif aux systèmes judiciaires de manière à tenter de réprimer la liberté d’expression viole la Constitution du Zimbabwe et les obligations internationales en matière de droits de l’homme.

L’arrestation de Dangarembga et les poursuites engagées à son encontre témoignent d’une répression coordonnée de la part des autorités zimbabwéennes envers ceux qui dénoncent des cas présumés de corruption de haut niveau impliquant des représentants du gouvernement et de l’État. PEN International demande l’abandon immédiat de toutes les accusations portées contre elle depuis août 2020. Elle figurait notamment dans la liste de cas de 2021 de PEN International.

Dangarembga a remporté le prix PEN pour la liberté d’expression 2021, et le prix PEN Pinter 2021. Son dernier roman, This Mournable Body (Ce corps endeuillé), figurait sur la liste des finalistes du Booker Prize 2020. Elle est également l’auteure de Nervous Conditions (À fleur de peau en français) qu’elle a écrit à l’âge de 25 ans et pour lequel elle a remporté le Commonwealth Writers’ Prize. Pour Doris Lessing, À fleur de peau est l’un des romans les plus importants du vingtième siècle. Elle a fondé la société de production Nyerai Films et créé l’International Images Film Festival for Women (Festival international de films de femmes), ainsi que l’Institute of Creative Arts for Progress in Africa (Institut des arts créatifs pour le progrès en Afrique), qu’elle dirige.

Vous trouverez ici une déclaration de Tsitsi Dangarembga et Julie Barnes, à la suite de leur condamnation en septembre 2022.

« Peux-tu cuisiner des livres et les donner à ton mari ? Reste à la maison avec ta mère. Apprends à cuisiner et à nettoyer. Fais pousser des légumes ». ― Tsitsi Dangarembga, Nervous Conditions (À fleur de peau), 1988



AGISSEZ

PEN International considère que l’emprisonnement de Tsitsi Dangarembga constitue une violation de son droit à la liberté d’expression et appelle à l’abandon de toutes les accusations portées contre elle, ainsi qu’à la fin de la campagne de harcèlement dont elle est victime. Nous exhortons également les autorités zimbabwéennes à respecter leurs obligations nationales et internationales en matière de droits de l’homme et à cesser tout acte de persécution à l’encontre des voix dissidentes telles que celle de Dangarembga. Voici ce que vous pouvez faire :

Plaidoyer

Écrivez aux autorités zimbabwéennes pour leur demander d’abandonner toutes les poursuites contre Dangarembga et de mettre fin à la campagne de harcèlement dont elle est victime.

Les appels peuvent être envoyés à :

  • Emmerson Dambudzo Mnangagwa, Président de la République du Zimbabwe

            Email : info@opc.gov.zw, Tél. : +263 24 270 7091/7, Twitter : @edmnangagwa

  • Ziyambi Ziyambi, ministre de la Justice et des Affaires juridiques et constitutionnelles

Email : justice@justice.gov.zw, Tél. : +263 24 774 620/7, Twitter : @ZiyambiZ

  • Paul Themba Nyati, porte-parole et commissaire adjoint de la police de la République du Zimbabwe

Tél. : +263 716 800 107, Twitter : @PoliceZimbabwe

Pour obtenir des informations actualisées et les coordonnées des missions diplomatiques ou des sections administratives responsables du Zimbabwe, veuillez consulter le service diplomatique de votre pays.

Veuillez informer PEN de toute action que vous menez et de toute réponse que vous recevez.

Réseaux sociaux

Faites connaître le cas de Dangarembga sur les réseaux sociaux, en utilisant les exemples de messages ci-dessous et les hashtags #TsitsiDangarembga #ÉcrivainEnPrison :

Facebook

Je soutiens la campagne de @peninternational à l’occasion de la Journée de l’ÉcrivainEnPrison et je suis solidaire de l’écrivaine zimbabwéenne #TsitsiDangarembga qui a récemment été condamnée à 6 mois de prison avec sursis pour avoir exercé pacifiquement son droit à la liberté d’expression lors d’une manifestation contre la corruption du gouvernement à Harare en 2020. Rejoignez-nous ! Votre voix compte : https://pen-international.org/campaigns/day-of-the-imprisoned-writer-2022 #ÉcrivainEnPrison

Twitter

Je soutiens la campagne de @pen_int à l’occasion de la Journée de l’#ÉcrivainEnPrison et l’écrivaine zimbabwéenne #TsitsiDangarembga qui a récemment été condamnée pour avoir exercé pacifiquement son droit à la liberté d’expression lors d’une manifestation contre la corruption du gouvernement en 2020. Rejoignez-nous !https://pen-international.org/... #ÉcrivainEnPrison

Solidarité 

  • Envoyez des lettres de solidarité et de soutien à Dangarembga ici.
  • Nous vous invitons également à envisager d’élire Dangarembga comme membre honoraire de votre centre.

Sensibilisation

Nous vous encourageons également à attirer l’attention sur le cas de Dangarembga en :

  • Publiant des articles et des tribunes dans la presse nationale ou locale.
  • Organisant des événements publics, des conférences de presse et des manifestations.

Veuillez nous tenir informés de vos activités. Les messages peuvent être envoyés à Nduko o’Matigere, coordinateur du programme régional pour l’Afrique de PEN International : nduko.omatigere@pen-international.org.

Agir pour Server Mustafayev (Crimea) Down arrow

DOIW-2022-1600-×-900px-12.png#asset:11492


Nom: Server Mustafayev
Profession
: Journaliste citoyen, défenseur des droits humains
Situation
: Emprisonné 
#ServerMustafayev #ImprisonedWriter


CONTEXTE 

Server Mustafayev est un journaliste citoyen et défenseur des droits humain tatar de Crimée, fondateur et coordinateur du mouvement populaire de défense des droits humains Crimean Solidarity en Crimée occupée par la Fédération de Russie.

Le 21 mai 2018, des agents du FSB (service fédéral de sécurité) ont effectué une descente au domicile de Mustafayev à Bakhtchissaraï, dans le sud de la Crimée, avant de l’emmener au siège du FSB à Simferopol, la capitale de la péninsule. Le lendemain, il a été placé en détention provisoire et inculpé d’« appartenance à une organisation terroriste » en vertu de l’article 205.5, deuxième partie, du Code pénal russe, en raison de ses liens présumés avec Hizb ut-Tahrir, une organisation interdite dans la Fédération de Russie, mais légale en Ukraine.

Le 22 février 2019, Mustafayev a en outre été accusé de « conspiration en vue de prendre le pouvoir par des moyens violents » en vertu de l’article 278 du Code pénal russe. Il a été transféré de Crimée en Fédération de Russie le 12 septembre 2019. Son procès a débuté peu après dans la ville de Rostov-sur-le-Don, dans le sud-ouest du pays. Mustafayev est tombé malade à plusieurs reprises au cours de son procès, mais des soins médicaux adéquats lui ont été refusés et il a été obligé de comparaître devant le tribunal. Le 16 septembre 2020, le tribunal militaire du district sud de Rostov-sur-le-Don l’a condamné à quatorze ans de prison dans une colonie pénitentiaire à régime strict, sur la base d’accusations fabriquées de toutes pièces. Dans le cadre de cette affaire, sept autres hommes, tous membres de Crimean Solidarity, ont également été condamnés à de longues peines de prison. La cour d’appel militaire de Vlasikha, à Moscou, a confirmé la peine de Mustafayev en mars 2022. Il est peu probable qu’il soit libéré avant septembre 2034.

Né le 5 mai 1986, Sever Mustafayev est marié et a quatre enfants. Il est détenu à Tambov, en Sibérie, loin de son domicile et de sa famille en Crimée. PEN International dénonce les vices graves de la procédure judiciaire, notamment sa longue détention provisoire et son incarcération en Fédération de Russie. En vertu du droit international, la Crimée est un territoire occupé et, en tant que puissance occupante, la Fédération de Russie a l’interdiction d’en transférer les prisonniers civils. En outre, le jugement de civils par des tribunaux militaires viole les normes internationales en matière de droits humains. En juin 2018, le Parlement européen a exhorté les autorités russes à libérer immédiatement Mustafayev, un appel réitéré par le Groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire en novembre 2021.

Avant d’être transféré en Fédération de Russie, Mustafayev a écrit une lettre émouvante, dans laquelle il exprimait sa détermination à dénoncer l’occupation russe en Crimée, encourageait ses collègues journalistes à écrire sur les violations des droits humains dans la péninsule, et remerciait notamment PEN Ukraine pour son soutien.

Mustafayev fait partie des 15 citoyens journalistes et militants des droits humains ukrainiens qui sont actuellement détenus en Fédération de Russie et en Crimée occupée pour des motifs politiques. PEN International a condamné à plusieurs reprises les restrictions radicales en matière de liberté d’expression en Crimée occupée. Depuis l’invasion militaire à grande échelle de l’Ukraine par la Fédération de Russie le 24 février 2022, l’espace civique déjà limité dans la péninsule s’est encore rétréci. De nombreux résidents de Crimée ont été poursuivis en justice pour avoir simplement appelé à la paix, en violation flagrante du droit international, qui oblige la Fédération de Russie à respecter le droit pénal du territoire occupé. Des « normes russes » sont imposées dans les écoles locales, tandis que l’enseignement de la langue, de l’histoire et de la littérature ukrainiennes et tatares de Crimée est progressivement supprimé. Les Tatars de Crimée ont également été touchés de manière disproportionnée par les avis de mobilisation et ont été appelés à servir dans les forces armées russes.

En septembre 2022, l’Assemblée des délégués de PEN International a adopté une résolution condamnant la guerre totale menée par la Fédération de Russie contre l’Ukraine et exhortant la Fédération de Russie à mettre immédiatement fin à la guerre.

« Il est facile de casser un doigt, impossible de briser un poing. Unis, nous sommes invincibles ».

Server Mustafayev



AGISSEZ

PEN International estime que Server Mustafayev est pris pour cible en raison de son action en faveur des droits humains et pour avoir exercé pacifiquement son droit à la liberté d’expression, et demande sa libération immédiate et sans condition. Voici ce que vous pouvez faire :

Plaidoyer 

Veuillez contacter votre ministère des Affaires étrangères et vos contacts diplomatiques en leur demandant de :

  • Soulever le cas de Server Mustafayev dans les instances internationales, exigeant sa libération immédiate et sans condition et à ce qu’il reçoive des soins de médicaux adaptés dans l’attente de sa libération ;
  • Appeler publiquement à la libération de tous les journalistes et défenseurs des droits humains de Crimée détenus en Fédération de Russie et en Crimée occupée uniquement pour avoir exercé pacifiquement leur droit à la liberté d'expression, notamment Server Mustafayev, Osman Arifmemetov, Marlen (Suleyman) Asanov, Asan Akhtemov , Remzi Bekirov, Tymur Ibrahimov, Seyran Saliyev, Ruslan Suleymanov, Rustem Sheikhaliyev, Amet Suleymanov, Vilen Temeryanov, Oleksiy Bessarabov, Vladyslav Yesypenko, Nariman Dzhelyal et Iryna Danilovych ;
  • Continuer d’exhorter la Fédération de Russie à mettre fin immédiatement et sans condition à la guerre en Ukraine.

Réseaux sociaux

Faites connaître le cas de Mustafayev sur les réseaux sociaux, en utilisant les exemples de messages ci-dessous et les hashtags #LibérezMustafayev #ÉcrivainEnPrison

Facebook

Aujourd’hui, je participe à la campagne de PEN International pour la Journée de l’écrivain en prison et je demande la libération immédiate et inconditionnelle de l’écrivain tatar de Crimée #ÉcrivainEnPrison Server Mustafayev, qui est détenu en Fédération de Russie pour des motifs politiques. Rejoignez-moi et agissez : https://pen-international.org/... #ServerMustafayev

Twitter

Aujourd’hui, je me joins à @pen_int pour demander la libération de l’écrivain tatar de Crimée #ÉcrivainEnPrison #ServerMustafayev, qui est incarcéré en Fédération de Russie pour des motifs politiques. Rejoignez-moi et agissez : https://pen-international.org/...

Veuillez partager cette image sur les réseaux sociaux pour faire connaître le cas de Mustafayev.

Solidarité

Les messages de solidarité peuvent être envoyés en utilisant le formulaire disponible ici.

Tous les messages doivent être rédigés en russe pour être acceptés par les autorités pénitentiaires. Si vous ne parlez pas russe, veuillez utiliser l’exemple ci-dessous ou nous écrire un message en anglais, français ou espagnol, et nous nous occuperons de la traduction :

Cher Server, je te souhaite une bonne santé et de la force et j’espère que tu seras bientôt libéré. Nous pensons tous à toi et te soutenons dans la solidarité et le respect.

Дорогой Сервер, желаю Вам крепкого здоровья и сил, и надеюсь, что Вы скоро будете освобождены. Мы все думаем о Вас и поддерживаем в знак солидарности и уважения.

Sensibilisation

Nous vous encourageons également à attirer l’attention sur le cas de Mustafayev, les autres journalistes de Crimée emprisonnés, sur l’état de la liberté d’expression en Crimée occupée et sur la guerre menée par la Fédération de Russie contre l’Ukraine en :

  • Publiant des articles et des tribunes dans la presse nationale ou locale
  • Organisant des événements publics, des conférences de presse et des manifestations
  • Promouvant les publications et les activités de PEN Ukraine, notamment Dialogues On War, Words and Bullets, Here-And-Now: Stories of Journalists at War, et Solidarity Words. Pour obtenir de plus amples informations, veuillez consulter le site Web de PEN Ukraine.

Veuillez nous tenir informés de vos activités. Les messages peuvent être envoyés à Aurélia Dondo, coordinatrice du programme pour l’Europe à l’adresse suivante : Aurelia.dondo@pen-international.org.

Agir pour José Rubén Zamora Marroquín (Guatemala) Down arrow

DOIW-2022-1600-×-900px-11.png#asset:11490

Nom: José Rubén Zamora Marroquín
Profession
: Journaliste
Situation
: En prison
#JoséRubénZamora #ImprisonedWriter


CONTEXTE 

José Rubén Zamora Marroquín est un journaliste guatémaltèque renommé et le fondateur de trois des journaux les plus lus au Guatemala et en Amérique centrale : Siglo Veintiuno, Nuestro Diario et elPeriódico. Figurant parmi les critiques les plus virulents du gouvernement guatémaltèque dirigé par le président Alejandro Giammattei, Zamora a centré ses efforts, en collaboration avec ses collègues d’elPeriódico, sur les enquêtes et la dénonciation de la corruption dans l’administration publique et le secteur privé.

Le 29 juillet 2022, Zamora a été arrêté à son domicile et incarcéré par la police nationale civile. Le même jour, ses comptes bancaires ont été gelés. Le 30 juillet, des agents du ministère public et de la police nationale civile ont fait irruption au siège d’elPeriódico, et ont isolé les employés du journal, les empêchant de quitter le bâtiment. Quelques semaines plus tard, Flora Silva, directrice financière du journal, a également été arrêtée. Tous deux ont été arrêtés par le ministère public, sur la base d’accusations fabriquées de toutes pièces, notamment le blanchiment d’argent, le chantage, le trafic d’influence et la conspiration en vue de blanchir de l’argent.

Zamora a été arrêté cinq jours après la publication, dans l’édition dominicale d’elPeriódico, de vives accusations de corruption à l’encontre de plusieurs responsables gouvernementaux, aujourd’hui en fonction ou l’ayant été. Cependant, le journaliste fait l’objet de répression et de menaces depuis des années. En 2003, son domicile a été perquisitionné suite à la publication des enquêtes sur Ríos Montt, La Mafia y el Ejército, et de certaines de ses notes.

En octobre 2021, Zamora a accusé le président Giammatti et Consuelo Porras, procureure générale et cheffe du ministère public, d’avoir créé un dossier contre lui afin de l’emprisonner et de le réduire au silence. En septembre 2021, Porras a été sanctionnée par les États-Unis pour obstruction à la justice au Guatemala. Les enquêtes menées par Zamora ont également révélé des actes de corruption au sein de différentes administrations présidentielles.

Des organisations internationales et régionales de défense des droits de l’homme et de la société civile, telles que l’Association des journalistes du Guatemala (APG), ont publiquement dénoncé la détention de Zamora comme une atteinte manifeste à la liberté d’expression au Guatemala. Plus récemment, en septembre 2022, Pedro Vaca Villarreal, rapporteur pour la liberté d’expression de la Commission interaméricaine des droits de l’homme (CIDH), a fait part, dans sa déclaration R196/22, de son inquiétude quant au manque de garanties concernant l’exercice de la liberté d’expression et de la liberté de la presse au Guatemala, et a demandé au gouvernement de garantir ces droits dans leur intégralité et de manière effective.

Zamora bénéficie de mesures de précaution prises par la CIDH depuis 2003, en raison des risques qu’il encourt dans le cadre de son travail de journaliste.

« Il est temps de libérer notre politique nationale des sables mouvants de la corruption, de l’impunité et de la drogue et de lui donner un fondement solide ; de construire un pays décent, juste, civilisé, où les rêves, les espoirs et les exigences sont satisfaits et où nous avons tous notre place, dans un contexte de respect et de pluralité… Quant à moi, je passerai mon dernier jour en prison, si nécessaire, comme prisonnier politique de Giammattei, Miguelito et du Pacte des corrompus, avant d’assassiner ma conscience ». 

Discours de Rubén Zamora lors de la Journée du journaliste au Nicaragua, 2019.



AGISSEZ

Les autorités guatémaltèques doivent libérer immédiatement et inconditionnellement José Rubén Zamora Marroquín et mettre fin à toutes procédures pénales à son encontre. Voici ce que vous pouvez faire :

 Plaidoyer

  1. Écrivez aux autorités guatémaltèques afin de demander la libération immédiate et inconditionnelle de José Rubén Zamora Marroquín, ainsi que l’arrêt de toutes les procédures pénales en cours à son encontre.

Les appels peuvent être envoyés à :

Président du Guatemala

Dr Alejandro Giammattei

E-mail : drgiammattei@gmail.com,

Twitter : @DrGiammattei

Instagram : https://www.instagram.com/dr.giammattei/?hl=es

Vice-président du Guatemala

César Guillermo Castillo Reyes

Twitter @GuilleCastilloR

E-mail : uip@vicepresidencia.gob.gt

Procureure générale du Guatemala et cheffe du ministère public

Dr María Consuelo Porras Argueta

E-mail : infoyprensa@mp.gob.gt, info@mp.gob.gt

Facebook : https://www.facebook.com/mpguatemala/?ref=page_internal

Twitter : @MPguatemala

Instagram : mpguatemala

Ministre des Affaires étrangères

Mario Búcaro Flores

E-mail : mbucaro@minex.gob.gt

Twitter : @MarioBucaroGT

Joaquín Rodrigo Flores Guzmán

Directeur du système pénitentiaire guatémaltèque

Twitter : @Dgspg

Veuillez envoyer un e-mail exprimant votre préoccupation à l’ambassade du Guatemala dans votre pays.

Veuillez informer PEN de toute action que vous menez et toute réponse que vous recevez.

Réseaux sociaux

Faites connaître le cas de Zamora sur les réseaux sociaux, en utilisant les exemples de messages ci-dessous et les hashtags #JoséRubénZamora #ÉcrivainEnPrison

Facebook

  • Le journaliste guatémaltèque José Rubén Zamora est injustement incarcéré depuis juillet 2022, en raison de ses enquêtes concernant la corruption au sein du gouvernement guatémaltèque. Aujourd’hui, je me joins à PEN International pour demander sa libération immédiate et inconditionnelle. Agissez avec nous, ensemble nous sommes plus forts #JoséRubénZamora #ÉcrivainEnPrison [insérer le lien].
  • Je soutiens la campagne de PEN à l’occasion de la Journée de l’écrivain en prison, et je suis solidaire du journaliste guatémaltèque José Rubén Zamora. Allez-vous demander sa libération ? Votre voix compte #JoséRubénZamora #ÉcrivainEnPrison [insérer le lien].

Twitter

  • Le journaliste guatémaltèque #JoséRubénZamora est injustement détenu en raison de ses enquêtes concernant la corruption au sein du gouvernement guatémaltèque. Avec @pen_int, je demande sa libération. Agissez avec nous, ensemble nous sommes plus forts. RT #ÉcrivainEnPrison @ChepeZamora [insérer le lien].
  • Je soutiens la campagne de PEN à l’occasion de la Journée de l’écrivain en prison, et je suis solidaire du journaliste guatémaltèque#JoséRubénZamora. Allez-vous demander sa libération ? Votre voix compte #ÉcrivainEnPrison @ChepeZamora [insérer le lien].

Veuillez partager cette image sur les réseaux sociaux pour faire connaître le cas de José Rubén Zamora Marroquín.

Solidarité

Les messages de solidarité peuvent être envoyés en utilisant le formulaire disponible ici. 

Nous vous invitons également à envisager de l’élire comme membre honoraire de votre Centre.

Sensibilisation

Nous vous encourageons également à attirer l’attention sur le cas de Zamora et sur l’état de la liberté d’expression au Guatemala en :

Publiant des articles et des tribunes dans la presse nationale ou locale.

Organisant des événements publics, des conférences de presse et des manifestations.

Promouvant ses écrits.

Veuillez nous tenir informés de vos activités. Les messages peuvent être envoyés à Alicia Quinones, coordinatrice régionale pour l’Amérique de PEN International, à l’adresse suivante : alicia.quinones@pen-international.org.