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Journée de l’écrivain en prison 2021
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Journée de l’écrivain en prison 2021

Du 15 au 19 novembre 2021

Chaque année, le 15 novembre, PEN lance sa campagne de la Journée de l’écrivain en prison, afin d’attirer l’attention sur les cas d’écrivains emprisonnés ou poursuivis en justice et de demander une action internationale urgente pour les libérer et les protéger. Les cinq cas que nous présentons cette année illustrent clairement le type de menaces et d’attaques subies par les écrivains et les journalistes du monde entier simplement pour avoir exercé pacifiquement leur droit à la liberté d’expression.

Cette année, à l’occasion du 40e anniversaire de sa campagne, PEN présente les cas de Mohammed Al-Roken (ÉAU), Rahile Dawut (Chine - Xinjiang), Selahattin Demirtaş (Turquie), Maykel Osorbo (Cuba), et le cas collectif de 12 écrivains emprisonnés depuis 2001 (Érythrée). Veuillez agir avec nous les jours suivants :

  • Maykel Osorbo — Lundi 15 novembre
  • Selahattin Demirtaş — Mardi 16 novembre
  • Rahile Dawut — Mercredi 17 novembre
  • Cas collectif de 12 écrivains érythréens — Jeudi 18 novembre
  • Mohammed Al-Roken — Vendredi 19 novembre

Comment fonctionne la Journée de l’écrivain en prison ?

Créée en 1981 par le Comité des Écrivains en Prison de PEN International, la Journée de l’écrivain en prison permet au mouvement PEN d’agir en faveur de certains écrivains et de veiller à ce que ceux-ci et leurs familles se sentent soutenus et non oubliés.

Les centres PEN et les membres du monde entier défendent ces cas, en organisant des activités telles que la rédaction de lettres, des discussions de groupe, des conférences de presse et la publication des travaux des écrivains emprisonnés. Les sympathisants de PEN participent à des activités telles que la sensibilisation à leur situation et l’action sur les médias sociaux, ou sous forme de dons. Les écrivains envoient des lettres de solidarité à leurs collègues emprisonnés ou menacés.

Lisez les lettres de solidarité de cette année en soutien à nos écrivains emprisonnés:

Découvrez les cas de Mohamed Al-Roken (ÉAU), Rahile Dawut (Chine - Xinjiang), Selahattin Demirtaş (Turquie), Maykel Osorbo (Cuba), et le cas collectif de 12 écrivains emprisonnés depuis 2001 (Érythrée), et découvrez comment vous pouvez agir dès aujourd’hui.

Maykel Osorbo (Cuba) Down arrow

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Contexte


Maykel Castillo Pérez, plus communément connu sous le nom de Maykel Osorbo, est un musicien, rappeur et auteur de musique indépendante à Cuba. Osorbo a écrit, avec d’autres musiciens cubains, « Patria y Vida » (Patrie et Vie), une chanson qui, depuis sa sortie en février 2021, fait office de cri de ralliement, d’espoir et d’hymne lors des manifestations antigouvernementales organisées sur l’île. La chanson a été nominée dans les catégories « Meilleure chanson urbaine » et « Chanson de l’année » aux Latin Grammy Awards. Osorbo est également l’un des fondateurs du Movimiento San Isidro (MSI), un groupe d’artistes et d’intellectuels cubains fondé en 2018 afin de protester contre la censure étatique des œuvres artistiques, littéraires ou journalistiques et de défendre la liberté d’expression à Cuba.

Osorbo a été arrêté le 18 mai 2021 à son domicile et a subi une disparition forcée pendant 14 jours. Selon des informations ultérieures relayées par les médias, il aurait été placé en détention provisoire et transféré à la prison 5 y Medio, à Pinar del Río, le 31 mai, et accusé de délits présumés tels que « résistance » et « mépris » pour avoir refusé d’être arrêté alors qu’il tentait de rejoindre le siège du MSI le 4 avril 2021. Sa détention provisoire est contraire aux exigences du droit international et du code pénal cubain.

Osorbo a été victime de pas moins de 121 actes de harcèlement policier, dont des arrestations à répétition. Le 24 septembre 2018, il a été arrêté après s’être produit lors d’un concert où d'autres rappeurs et lui-même se sont publiquement opposés au décret 349, une loi qui régit toute expression artistique à Cuba et qui muselle les voix hostiles au gouvernement. Le 20 mars 2019, il a été condamné à un an et demi de prison pour avoir prétendument agressé un policier. Le rappeur a été libéré le 24 octobre 2019 après que la défense a démontré que sa procédure judiciaire avait été bafouée, et que les témoignages contradictoires et les preuves contre lui étaient insuffisants. Il a de nouveau été détenu pendant trois jours en avril 2020 pour avoir prétendument fait la promotion d’« images illégales », tandis qu’il diffusait une vidéo Facebook Live dans laquelle il discutait de la politique locale et de la COVID-19 à Cuba, critiquant les autorités cubaines.

Le 11 février 2021, la Commission interaméricaine des droits de l’homme (CIDH) a accordé des mesures de précaution en faveur de 20 membres du MSI, dont Osorbo, estimant qu’en tant que défenseurs des droits de l’homme, ils couraient un risque sérieux et imminent de subir une atteinte irréparable à leurs droits.  Osorbo n’a pas eu droit à un procès équitable et, selon le témoignage de ses proches, il reçoit des menaces des autorités à l’intérieur de la prison.

Le cas d’Osorbo illustre bien la politique de répression de la liberté d’expression et de persécution des voix critiques menée par le gouvernement cubain. Les actes de violence cautionnés par l’État et les arrestations arbitraires ont fortement augmenté l’année dernière, et ont atteint un pic en juillet lors d’attaques contre des manifestants pacifiques. Depuis le 11 juillet 2021, plus de mille arrestations et disparitions ont été recensées, notamment des cas de personnes contraintes de se cacher. Au moins 55 artistes et écrivains sont actuellement assignés à résidence, emprisonnés ou visés par une enquête.

Agir



Voici ce que vous pouvez faire :

Plaidoyer

  • Écrivez aux autorités cubaines pour demander la libération immédiate et inconditionnelle de Maykel Osorbo, ainsi que la fin de toutes les procédures pénales en cours à son encontre
  • Parlez de son cas autour de vous. Encouragez les autres membres de votre réseau à agir en son nom

Voici une lettre type que vous pouvez adapter [insérer le lien]. Veuillez envoyer les lettres, les messages sur les médias sociaux et les e-mails au :

Président M. Miguel Díaz-Canel:

Ministre de la Justice M. Oscar Silvera Martínez:

Ministre de la Culture Alpidio Alonso Grau:

Ministre des Affaires étrangères (Minrex) Bruno Rodriguez Parrilla:

Veuillez envoyer vos e-mails à l' Ambassade de la République de Cuba de votre pays.

Veuillez informer PEN de toute action que vous menez et de toute réponse que vous recevez.

Réseaux sociaux

Faites connaître le cas de Maykel Osorbo sur les réseaux sociaux, en utilisant les exemples de messages ci-dessous et les hashtags #MaykelOsorbo #LibérerMaykel #ÉcrivainEnPrison.

Facebook

  • Le rappeur cubain Maykel Osorbo est maintenu en détention provisoire depuis le 18 mai 2021, en raison de sa musique et de son militantisme contre la censure des œuvres artistiques par l’État. Aujourd’hui je me joins à PEN International pour demander sa libération immédiate et inconditionnelle. Agissez avec nous, nous sommes plus forts ensemble #MaykelOsorbo #LibérerMaykel #ÉcrivainEnPrison [insérer le lien]
  • Je soutiens la campagne de PEN à l’occasion de la Journée de l’#ÉcrivainEnPrison, et je suis solidaire du musicien et militant cubain Maykel Osorbo. Allez-vous vous joindre à nous et demander sa libération ? Votre soutien compte #MaykelOsorbo #LibérerMaykel [insérer le lien]

Twitter

  • Le rappeur cubain #MaykelOsorbo est détenu depuis mai en raison de sa musique et de son militantisme contre la censure des œuvres artistiques par l’État. Avec @pen_int, je demande de #LibérerMaykel. Agissez avec nous, nous sommes plus forts ensemble. RT #ÉcrivainEnPrison [insérer le lien]
  • Je soutiens la campagne de @pen_int à l’occasion de la Journée de l’#ÉcrivainEnPrison, et je suis solidaire du musicien et militant cubain #MaykelOsorbo. Allez-vous vous joindre à nous et demander sa libération ? Votre soutien compte #LibérerMaykel. RT [insérer le lien]

Veuillez partager cette image sur les réseaux sociaux pour faire connaître le cas de Maykel Osorbo.

Solidarité

  • Veuillez envoyer des messages de solidarité à Maykel Osorbo à l’adresse suivante : anamelyramosg@gmail.com
  • Nous vous invitons également à envisager d’élire Maykel Osorbo comme membre honoraire de votre Centre

Sensibilisation


Nous vous encourageons également à attirer l’attention sur le cas de Maykel Osorbo et sur l’état de la liberté d’expression à Cuba en :


Veuillez nous tenir informés de vos activités. Les messages peuvent être envoyés à Alicia Quiñones, coordinatrice du programme pour l’Amérique, à PEN International, à l’adresse suivante : alicia.quinones@pen-international.org.

Selahattin Demirtaş (Turquie) Down arrow

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Contexte


Selahattin Demirtaş est un écrivain et l’ancien coprésident du Parti démocratique des peuples (HDP) en faveur des Kurdes.

Demirtaş a été arrêté le 4 novembre 2016, en même temps que plusieurs députés du HDP, et accusé d’être un membre dirigeant d’une organisation terroriste, de diffuser de la propagande terroriste, de promouvoir des crimes et des criminels et d’inciter à la haine et à l’hostilité publiques. Les preuves retenues contre lui comprennent en grande partie ses discours politiques et ses déclarations dans la presse et ne comportent aucune preuve irréfutable d’activité criminelle. À ce jour, les autorités turques n’ont pas appliqué un arrêt de décembre 2020 de la Grande Chambre de la Cour européenne des droits de l’homme, qui a ordonné la libération immédiate de Demirtaş. La Grande Chambre statuait sur un appel d’un jugement historique rendu par l’une des chambres ordinaires de la Cour en novembre 2018, qui a estimé que son arrestation et sa détention provisoire servaient un but inavoué : étouffer le pluralisme et limiter la liberté du débat politique.

Dans une affaire distincte, le 7 septembre 2018, Demirtaş a été condamné à quatre ans et huit mois de prison pour avoir prétendument diffusé de la propagande terroriste lors d’un discours prononcé en 2013. Peu avant l’audience de la Grande Chambre, la libération de Demirtaş a été ordonnée, mais il est resté en prison en raison de cette affaire distincte. Sa peine a été confirmée par la Cour de cassation le 26 avril 2021, jour où elle est devenue définitive.

De nouvelles accusations de terrorisme ont été retenues contre lui le 20 septembre 2019, dans le cadre d’une enquête sur les manifestations meurtrières survenues dans toute la Turquie du 6 au 9 octobre 2014, qui ont éclaté à la suite d’accusations selon lesquelles l’armée turque est restée les bras croisés alors que les militants de l’État islamique assiégeaient la ville kurde syrienne de Kobané. Demirtaş est accusé d’avoir organisé ces manifestations par le biais de ses déclarations politiques et de ses messages sur les réseaux sociaux, et est considéré comme responsable de toutes les infractions qui auraient été commises pendant les affrontements. Les accusations portées contre lui comprennent l’atteinte à l’unité et à l’intégrité territoriale du pays, l’homicide, le vol et les dommages à la propriété. Le 7 janvier 2021, une cour pénale turque a approuvé l’acte d’accusation retenu contre lui et, le 25 mai 2021, cette affaire, connue sous le nom de procès de Kobané, a été fusionnée avec son procès principal, qui était à l’origine de sa détention provisoire initiale. Il risque la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle.

Demirtaş est détenu à la prison d’Edirne, dans l’ouest de la Turquie, à plus de 1 600 km de ses proches à Diyarbakır.

Durant son incarcération, il a écrit un recueil de nouvelles intitulé Seher (Aube), lequel est aussitôt devenu un best-seller et a été traduit dans des dizaines de langues, recevant notamment le prix PEN Translates décerné par le PEN anglais. Son dernier ouvrage, Devran, a été publié en 2019. Demirtaş est membre honoraire de PEN Allemagne et de PEN Catalogne.

Agir



Les autorités turques doivent immédiatement libérer Selahattin Demirtaş et annuler sa condamnation, conformément à l’arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme, et mettre fin à toutes les procédures pénales en cours à son encontre. Voici ce que vous pouvez faire :

Campagne en ligne

  • Signez notre pétition en ligne, qui demande la libération immédiate de Selahattin Demirtaş et l’annulation de sa condamnation
  • Faites connaître son cas et encouragez d’autres personnes à signer la pétition en ligne et à la partager sur leurs réseaux

Plaidoyer

En envoyant des appels à :

Ministre de la Justice Abdulhamit Gül:

Envoyez des copies à l’ambassade de Turquie de votre pays, ainsi qu’aux représentants de votre pays en Turquie. Les adresses des ambassades sont indiquées ici.

Réseaux sociaux

  • Faites connaître le cas de Selahattin Demirtaş sur les réseaux sociaux, en utilisant les exemples de messages ci-dessous et les hashtags suivants : #SelahattinDemirtaş #LibérerDemirtaş #ÉcrivainEnPrison :

Facebook

  • L’homme politique et écrivain kurde de Turquie #SelahattinDemirtaş se trouve toujours derrière les barreaux, malgré les deux décisions de la Cour européenne des droits de l’homme demandant sa libération immédiate. Aujourd’hui, je me joins à PEN International pour demander de #LibérerDemirtaş et l’annulation de sa condamnation. Soutenez ce cas en signant la pétition #ÉcrivainEnPrison [insérer le lien]
  • Alors que le monde entier commémore la Journée de l’#ÉcrivainEnPrison, je suis solidaire de l’écrivain et de l'homme politique de l’opposition kurde originaire de Turquie #SelahattinDemirtaş. Allez-vous vous joindre à moi et à PEN International pour signer et partager cette pétition pour #LibérerDemirtaş ? Votre signature compte [insérer le lien]

Twitter

  • L’écrivain et homme politique kurde #SelahattinDemirtaş est derrière les barreaux malgré les deux décisions de la @ECHR_CEDH demandant sa libération. Aujourd’hui, je me joins à @pen_int et demande à la Turquie de #LibérerDemirtaş et d'annuler sa condamnation. Soutenez son cas, signez la pétition. RT #ÉcrivainEnPrison [insérer le lien]
  • Alors que le monde entier commémore la Journée de l’#ÉcrivainEnPrison, je suis solidaire de l’écrivain kurde #SelahattinDemirtaş. Allez-vous vous joindre à moi et @pen_int pour signer et partager cette pétition pour #LibérerDemirtaş ? Votre signature compte [insérer le lien]

Veuillez partager cette image sur les réseaux sociaux pour faire connaître le cas de Demirtaş.

Solidarité

Envoyez vos messages à :

Selahattin Demirtaş, Edirne F Tipi CİK B1-38, EDİRNE (TURQUI)

Nous vous invitons également à envisager d’élire Selahattin Demirtaş comme membre honoraire de votre Centre.

Sensibilisation


Nous vous encourageons également à attirer l’attention sur le cas de Selahattin Demirtaş, et sur l’état de la liberté d’expression en Turquie, en :

  • Publiant des articles et des tribunes dans la presse nationale ou locale
  • Organisant des lectures et en promouvant les écrits de Demirtaş


Veuillez nous tenir informés de vos activités. Les messages peuvent être envoyés à Aurélia Dondo, coordinatrice du programme pour l’Europe à l’adresse suivante : Aurelia.dondo@pen-international.org.

Rahile Dawut (Chine : Xinjiang) Down arrow

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Contexte


Née dans la région autonome ouïghoure du Xinjiang, en République populaire de Chine (RPC), Rahile Dawut est une éminente anthropologue et experte de l’étude du folklore et des traditions culturelles ouïghours. Professeur associée à l’université du Xinjiang et fondatrice du centre de recherche de l’université sur le folklore des minorités, Rahile est mondialement connue pour ses contributions inégalées à l’étude et au répertoriage du patrimoine culturel ouïghour. Son travail a également été reconnu et soutenu par le gouvernement de la RPC. En 2016, tout juste un an avant sa première détention, Dawut a reçu une bourse de recherche du ministère de la Culture, apparemment la plus importante jamais accordée à un projet de recherche ouïghour.

Dawut a disparu fin 2017, peu après avoir prévu de voyager du Xinjiang à Pékin pour participer à une conférence universitaire. Sa disparition serait attribuée au gouvernement de la RPC, qui la détient en secret sans confirmer sa détention depuis plus de trois ans, malgré le tollé international et l’attention des médias, ainsi qu’une campagne menée par la fille de Dawut, appelant à sa libération.

En juillet 2021, un reportage d’investigation du service ouïghour de Radio Free Asia a confirmé son emprisonnement d’après des sources de l’université du Xinjiang.

L’emprisonnement de Dawut illustre les efforts déployés par le gouvernement chinois pour priver la population ouïghoure de son identité et de son patrimoine culturels à coups de censure et de répression. Depuis la mise en place d’un vaste réseau de camps de rééducation au Xinjiang en 2017, plus d’un million d’Ouïghours et d’autres minorités ont été détenus, dont des centaines d’écrivains, de poètes, de traducteurs, d’universitaires et d’intellectuels publics qui, ensemble, représentent l’incarnation vivante de la culture ouïghoure.

Agir



PEN International considère que l’emprisonnement de Rahile Dawut constitue une violation flagrante de son droit à la liberté d’expression et demande sa libération immédiate et inconditionnelle. Voici ce que vous pouvez faire :

Plaidoyer

  • Écrivez une lettre ou un e-mail aux autorités de la RPC appelant à sa libération immédiate et inconditionnelle. Voici une lettre type que vous pouvez adapter
  • Faites passer le message et encouragez d’autres personnes à soutenir ce cas

Réseaux sociaux

Faites connaître le cas de Rahile Dawut sur les réseaux sociaux, en utilisant les exemples de messages ci-dessous et les hashtags #LibérerRahileDawut #LibérerRahile #ÉcrivainEnPrison

Facebook

  • L’emprisonnement de Rahile Dawut, anthropologue et grande spécialiste de l’étude du folklore ouïghour, constitue une violation manifeste de son droit à la liberté d’expression. Aujourd’hui, je me joins à PEN International pour demander sa libération immédiate et inconditionnelle. Veuillez agir aujourd’hui en vue de #LibérerRahileDawut #LibérerRahile #ÉcrivainEnPrison [insérer le lien]
  • Je crois en la liberté d’expression de chacun. C’est pourquoi je me joins à la campagne de PEN International pour la Journée de l’écrivain en prison et j'agis en soutien à Rahile Dawut. Vous pouvez également vous joindre à nous. Écrivez une lettre aux autorités de la RPC, appelez à sa libération immédiate et sans condition. #LibérerRahileDawut #LibérerRahile #ÉcrivainEnPrison [insérer le lien]

Twitter

  • L’emprisonnement de Rahile Dawut, grande spécialiste de l’étude du folklore ouïghour, constitue une violation manifeste de son droit à s’exprimer librement. Aujourd’hui, je me joins à @pen_int pour demander sa libération. Agissez aujourd’hui pour #LibérerRahileDawut #LibérerRahile RT #ÉcrivainEnPrison [insérer le lien]
  • Je crois en la liberté de chacun de s’exprimer librement. C’est pourquoi je me joins à la campagne de @pen_int pour la Journée de l’#ÉcrivainEnPrison et j’agis en soutien à Rahile Dawut. Écrivez une lettre aux autorités de la RPC, appelez à sa libération. #LibérerRahileDawut #LibérerRahile RT [insérer le lien]

Veuillez partager cette image sur les réseaux sociaux pour faire connaître le cas de Dawut.

Solidarité

Nous vous invitons également à envisager d’élire Rahile Dawut comme membre honoraire de votre Centre.

Sensibilisation


Nous vous encourageons également à attirer l’attention sur le cas de Rahile Dawut, en :

  • Publiant des articles et des tribunes dans la presse nationale ou locale
  • Demandant aux institutions académiques de prendre des mesures en son nom
  • Organisant des événements publics, des conférences de presse et des manifestations


Veuillez nous tenir informés de vos activités. Les messages peuvent être envoyés à Ross Holder, coordinateur du programme pour l’Asie à l’adresse suivante : ross.holder@pen-international.org.

Cas collectif de 12 écrivains érythréens Down arrow

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Noms

         Profession

Dawit Isaak

        Auteur, journaliste et dramaturge

Amanuel Asrat

        Journaliste, poète, critique d’art et  compositeur

Said Idris « Abu Are »

        Auteur, journaliste et traducteur

Temesegen Ghebreyesuy

        Journaliste, comédien, acteur

Methanie Haile

        Journaliste et avocat

Fessehaye « Joshua » Yohannes

        Auteur, journaliste et dramaturge

Yousif Mohammed Ali

        Journaliste

Seyoum Tsehaye

        Journaliste

Dawit Habtemichael

        Journaliste

Said Abdelkadir

        Journaliste

Sahle « Wedi-ltay » Tsefezab

        Journaliste

Matheos Habteab

        Journaliste

Contexte


Il y a vingt ans, en septembre 2001, les autorités érythréennes ont entamé une campagne de répression massive contre les critiques du régime. Les 18 et 19 septembre, dans le cadre de ces mesures, les forces de sécurité ont arrêté et détenu 11 des 15 membres dissidents (communément appelés le G-15) du Front populaire pour la démocratie et la justice (PDFJ) au pouvoir, en les accusant d’avoir commis des crimes contre la sécurité et la souveraineté nationales. Le G-15 avait auparavant publié une lettre ouverte, dénonçant l’abus de pouvoir du président et qualifiant ses actions d’« illégales et anticonstitutionnelles ».

Le 18 septembre, les autorités ont également suspendu tous les journaux indépendants du pays, notamment les hebdomadaires Meqaleh, Setit, Tsigenay, Zemen, Wintana et Admas, qui ont été fermés pour avoir publié la lettre ouverte du G-15 et mené des entretiens avec les médias sur les questions soulevées dans la lettre. Le 21 septembre, douze journalistes, tous associés aux médias indépendants interdits, ont été arrêtés par les forces de sécurité et placés en détention. Certains de ces journalistes sont également écrivains, poètes, traducteurs, dramaturges, compositeurs de chansons et critiques d’art. Depuis deux décennies, les autorités érythréennes les détiennent au secret, ainsi que les membres du G-15, sans pouvoir communiquer avec les membres de leur famille, leurs avocats ou des médecins indépendants, et sans avoir pu être jugés.

Au fil des années, des rapports non vérifiés ont fait état de la mort en détention de plusieurs de ces détenus, victimes de mauvais traitements et de négligence. Les autorités érythréennes ont ignoré les appels lancés par les organisations de défense des droits de l’homme et les mécanismes régionaux et internationaux de défense des droits de l’homme demandant que les détenus obtiennent justice, et ont nié officiellement l’existence de la répression en 2002. Les autorités ont également affirmé que les écrivains et les journalistes avaient simplement été dépêchés pour effectuer leur service national, et que toutes les personnes arrêtées en 2001 étaient en vie, sans pour autant apporter de preuves à l’appui de ces affirmations.

L’Érythrée est un État autoritaire et militaire à parti unique qui figure régulièrement parmi les pires pays du monde en matière de liberté d’expression. Les médias indépendants y sont interdits depuis 2001.  Pratiquement toutes les voix critiques (journalistes, écrivains, poètes, dramaturges, musiciens, artistes, personnalités politiques dissidentes) sont arbitrairement détenues pour des périodes indéfinies, disparaissent, sont forcées de s’exiler ou font l’objet d’exécutions extrajudiciaires. Sa constitution démocratique, qui garantit les libertés d’expression et de la presse, a été ratifiée en 1997, mais n’est pas entrée en vigueur. L’Érythrée n’a pas organisé d’élections nationales depuis son indépendance de l’Éthiopie en 1993. L’Assemblée nationale de transition, qui a été instituée pour faire office d’organe législatif jusqu’à l’organisation d’élections nationales, ne s’est pas réunie depuis 2002.

Agir



PEN International considère que la détention arbitraire et au secret de journalistes, d’écrivains, de poètes et de critiques du gouvernement érythréens constitue une violation de leurs droits de l’homme, notamment de leur droit à la liberté d’expression, à la liberté individuelle et à la vie. Les autorités érythréennes doivent libérer immédiatement et inconditionnellement Dawit Isaak, Amanuel Asrat, Said Idris « Abu Are », Temesken Ghebreyesus, Methanie Haile, Fessehaye « Joshua » Yohannes, Yousif Mohammed Ali, Seyoum Tsehaye, Dawit Habtemichael, Said Abdelkadir, Sahle « Wedi-ltay » Tsefezab et Matheos Habteab.

Voici ce que vous pouvez faire :

Plaidoyer

Écrivez une lettre ou un e-mail aux autorités érythréennes

  • Écrivez une lettre ou un e-mail aux autorités érythréennes pour demander la libération immédiate et inconditionnelle de tous les journalistes, écrivains, poètes et critiques du gouvernement détenus sans procès et au secret depuis 2001, pour avoir exercé leur droit à la liberté d’expression. Voici une lettre type que vous pouvez adapter
  • Faites connaître le cas de ces détenus. Encouragez les autres membres de votre réseau à écrire des lettres et des e-mails demandant leur libération immédiate et inconditionnelle

Veuillez envoyer les lettres et les e-mails au :

Président de l’Érythrée H.E. Isaias Afewerki:

  • Courrier postal: Bureau du Président, BP 257 Asmara, Érythrée
  • Fax : + 2911 125123
  • E-mail : (par l’intermédiaire de la Mission permanente de l’Érythrée auprès des Nations Unies) eritrea@un.int

Et par l’intermédiaire du :

Ministre de l’Information M. Yemane Gebremeskel

  • Courrier postal: BP 242 Asmara, Érythrée
  • Tél. : +291 124 847
  • Twitter : @hawelti

Réseaux sociaux

Faites connaître la situation des journalistes, écrivains, poètes et critiques du gouvernement érythréens détenus sans procès et au secret depuis 20 ans à l’aide des exemples de messages ci-dessous et des hashtags #LibérerLesÉcrivainsÉrythréens #ÉcrivainEnPrison :

Facebook

  • Depuis vingt ans, les autorités érythréennes détiennent 12 journalistes, écrivains et poètes sans procès et au secret pour avoir exercé légitimement et pacifiquement leur droit à la liberté d’expression. Leur sécurité et leur état de santé demeurent inconnus. Aujourd’hui, je me joins à PEN International pour demander leur libération immédiate et inconditionnelle. Aidez-nous à #LibérerLesÉcrivainsÉrythréens en partageant ce message #ÉcrivainEnPrison [insérer le lien]
  • À l’occasion de la Journée de l’#ÉcrivainEnPrison commémorée par PEN cette semaine, j’agis pour #LibérerLesÉcrivainsÉrythréens. Écrivez une lettre ou un e-mail aux autorités érythréennes pour leur demander de libérer immédiatement et inconditionnellement les écrivains. Soutenez la liberté d’expression [insérer le lien]

Twitter

  • Aujourd’hui, je me joins à @pen_int pour demander aux autorités érythréennes de #LibérerLesÉcrivainsÉrythréens emprisonnés depuis septembre 2001 pour avoir exprimé pacifiquement des opinions dissidentes. Soutenez leur cas en partageant ce message RT #ÉcrivainEnPrison [insérer le lien]
  • À l’occasion de la Journée de l’#ÉcrivainEnPrison commémorée cette semaine par @pen_int, j’agis pour #LibérerLesÉcrivainsÉrythréens. Écrivez un appel aux autorités érythréennes pour leur demander de libérer immédiatement et inconditionnellement les écrivains. Soutenez la liberté d’expression [insérer le lien]

Veuillez partager cette image sur les réseaux sociaux pour faire connaître le cas de Dawut.

Sensibilisation


Nous vous encourageons également à :

  • Écrire et publier des articles et des tribunes dans votre presse locale et nationale afin d’attirer l’attention sur les cas des journalistes, écrivains, poètes et critiques du gouvernement érythréens détenus arbitrairement au secret et sans procès depuis 2001
  • Organiser des événements publics, par exemple des conférences de presse, des forums publics, des expositions, des manifestations afin d’attirer l’attention sur leur cas


Veuillez lire et partager « Le fléau de la guerre », un poème de l’écrivain emprisonné Amanuel Asra.

Quelque chose a grogné

Quelque chose a grondé

Envahissant le calme

Ça a résonné.

… Coincé

Là où deux frères se croisent

Là où deux frères se rencontrent

Là où deux frères se rejoignent

Sur la place de la vie et de la mort

Dans le gouffre entre culture et calamité

Dans la vallée entre anxiété et paix

Quelque chose a grondé.

Pendant que les acacias chia et seraw se crachent dessus

Le sorgho et le millet s’entretuent

Sans personne pour les récolter, ils se nourrissent les uns des autres,

Jusqu’à ce qu’il ne reste qu’une seule graine…

Débordant de larmes

Découpés en morceaux

Semés en eux-mêmes.

… plantés

Dans la terre qui doit encore jaillir Dans cette chose indiscernable

Ruisseau de sang et d’eau,

La graine…

Assaillie par :

Le soleil glacial

Les nimbus orageux

Des éclairs grisâtres

La pluie brûlante…

Glissant sur le fer usé

Escaladant l’esprit de la mort

Endossant sa vie stérile

Ici, elle s’est accrochée à la source.

La graine…

Arrivée seule

Du sang et de l’eau qui doivent encore jaillir

Dont on ne sait à qui elle appartient

Ses affluents non identifiables

Quand elle a quitté cette source

Mais dans cette source…

Quand la graine regardait à droite

C’était un homme, c’était une barbe

Quand elle regardait à gauche

C’était la terre, c’était une graine

Abasourdie… elle se nourrissait d’étonnement

Tentée… mais pas question d’unir nos forces

Avec qui doit-elle rester, où doit-elle se cacher ?

Qui doit-elle vaincre ou sur qui doit-elle être jetée ?

Mais la saleté de cette source est sa laideur

Labourant avec le bec d’une balle

Renversant des vies infinies Balayant le souffle

Fauchant la mort avec la mort

La battant sur les épaules de nos enfants

Finissant par meurtrir le fruit par méfiance.

Car le fruit…

Lorsque le jour et la nuit ne font plus qu’un

Mélange d’anxiété et de calme

Un monde dans un monde

La guerre dans la paix

La confiance dans la porte dérobée de la trahison

Sombrant dans le désarroi.

N’est-ce pas déconcertant ?

Le fléau de cette source de la guerre

Après les larmes d’une mère pour ses enfants

Les larmes du clan pour son temps

Les larmes de la terre pour la terre

Se sont écoulées tel un ruisseau

Bientôt la terre devint humide et boueuse

La propriété, embourbée

Piégeant tout le monde… les volant Alors la pelle et le pic furent créés

Et le linceul et le brancard apparurent

Mais…

Tout s’épuise si vite que chacun se rue dessus

Chacun d’entre nous le convoite et le possède

La laideur de cette chose, la guerre

Quand sa source arrive sans qu’on la désire

Quand ses échos ravageurs frappent à votre porte

C’est alors que la malédiction de la guerre provoque le malheur

Mais… Vous la servez bon gré mal gré

Vous lui tenez compagnie contre votre gré

Et pourtant, vous priez si fort pour qu’elle se taise !

Amanuel Asrat (1999). Traduit du tigrinya par Tedros Abraham en collaboration avec David Shook (2015) Veuillez nous tenir informés de vos actions. Les messages peuvent être envoyés à Nduko o’Matigere, coordinateur du programme régional pour l’Afrique : nduko.omatigere@pen-international.org.

Mohammed Al-Roken (ÉAU) Down arrow

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Contexte


Le Dr Mohammed Abdullah Al-Roken est un éminent écrivain, universitaire et avocat des droits de l’homme émirati, spécialiste de la liberté d’expression et du contre-terrorisme. Il est membre de l’Association internationale des avocats (UIA), de l’Association internationale du barreau et ancien président de l’Association des juristes des Émirats arabes unis, aujourd’hui dissoute.

Le Dr Al-Roken est persécuté par les autorités des Émirats arabes unis depuis longtemps en raison de son travail en faveur des droits de l’homme. Arrêté en août 2006, il a été détenu pendant quelques jours et interrogé sur son rôle dans la fondation de l’Association émiratie des droits de l’homme. Durant cette période, les autorités lui ont confisqué son passeport, l’ont placé sous surveillance et lui ont interdit de quitter le pays, ainsi que d’écrire et de donner des interviews aux médias.

Le 17 juillet 2012, les services de sécurité nationale des Émirats arabes unis ont arrêté le Dr Al-Roken, perquisitionné son domicile, confisqué ses effets personnels et l’ont emmené dans un lieu non identifié où il a été détenu en isolement pendant trois mois, sans pouvoir contacter son avocat ni sa famille. Le 4 mars 2013, il a été jugé devant la Chambre de la sécurité nationale de la Cour suprême fédérale dans le cadre de la fameuse affaire « UAE 94 », aux côtés de 93 autres militants, inculpés de plusieurs chefs d’accusation fallacieux et vagues, dont un prétendu complot visant à renverser le gouvernement. En juin 2013, des organisations de défense des droits de l’homme ont révélé que les agents de la sûreté de l’État avaient soumis le Dr Al-Roken et les autres accusés de l’affaire « UAE 94 » à de mauvais traitements systématiques, notamment à la torture, pendant leur détention provisoire.

Le 2 juillet 2013, la Chambre de la sécurité nationale de la Cour suprême fédérale a condamné le Dr Al-Roken à dix ans de prison, suivis de trois ans de probation, et a infligé des peines de prison comprises entre sept et quinze ans à 68 autres accusés, dont huit par contumace. Des organisations de défense des droits de l’homme majeures ont considéré que le procès était inéquitable et que leur emprisonnement constituait une violation de leurs droits à la liberté d’expression et de réunion.

En avril 2014, le Groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire (WGAD) a rendu un avis dans lequel il reconnaît le caractère arbitraire de la détention du Dr Al-Roken et de 60 autres accusés dans le cadre du procès collectif « UAE 94 ». Dans son avis, le Groupe de travail sur la détention arbitraire a fait part de ses préoccupations concernant les déclarations des accusés selon lesquelles ils ont été frappés sur tout le corps avec un tube en plastique alors qu’ils étaient attachés à une chaise, menacés d’électrocution, insultés et humiliés pour tenter de les contraindre à avouer des actes qu’ils n’avaient pas commis. Le Groupe de travail a également évoqué les allégations des défendeurs selon lesquelles ils auraient été soumis à un isolement prolongé, exposés continûment à un éclairage fluorescent et à un chauffage insuffisant, et encagoulés lorsqu’ils ont été sortis de leur cellule. Il a également exprimé son inquiétude quant aux violations flagrantes des garanties d’un procès équitable, notamment par le refus de leur droit de faire appel de toute décision judiciaire. Le Groupe de travail a conclu que la condamnation des accusés reposait sur des accusations concernant des actes relevant des droits à la liberté d’expression et de réunion, et a demandé instamment au gouvernement des ÉAU de les libérer et de leur accorder une réparation appropriée.

Le Dr Al-Roken purge sa peine de prison dans la tristement célèbre prison de haute sécurité d’Al-Razeen, souvent appelée le Guantanamo des ÉAU. En juillet 2019, le Groupe de travail et trois experts des Nations Unies, dont le rapporteur spécial des Nations Unies pour la liberté d’opinion et d’expression, ont exprimé leurs inquiétudes quant à ses conditions de détention. Les experts ont souligné que le Dr Al-Roken fait régulièrement l’objet de mesures disciplinaires arbitraires. Il est notamment placé en isolement sans accès à la lumière du jour, soumis à des fouilles corporelles intrusives et à la saisie d’objets personnels, et est privé de visites familiales et de soins médicaux.

Agir



Le cas du Dr Mohammed Al-Roken illustre la nature autoritaire du régime émirati et témoigne de la situation désastreuse de la liberté d’expression dans les Émirats arabes unis. PEN International considère que l’emprisonnement du Dr Al-Roken est arbitraire et constitue une violation manifeste de son droit à la liberté d’expression. Les autorités des Émirats arabes unis doivent le libérer immédiatement et inconditionnellement, et abandonner toutes les accusations à son encontre. Elles doivent également garantir à Mohammed Al-Roken un accès régulier à sa famille et à ses avocats, ainsi qu’à des soins médicaux, et assurer sa protection contre la torture et les autres formes de mauvais traitements, dans l’attente de sa libération.

Voici ce que vous pouvez faire :

Plaidoyer

  • Écrivez aux autorités des Émirats arabes unis pour demander la libération immédiate et inconditionnelle du Dr Mohammed Al-Roken, l’abandon de toutes les accusations à son encontre et son traitement équitable, dans l’attente de sa libération.
  • Parlez de son cas autour de vous. Encouragez les autres membres de votre réseau à agir.

Voici une lettre type que vous pouvez adapter. Veuillez envoyer cette lettre au :

Président Sheikh Khalifa bin Zayed Al Nahyan:

  • Salutations : M. le Président
  • Courrier postal: Ministère des Affaires présidentielles Corniche Road BP 280 Abu Dhabi Émirats Arabes Unis
  •  Fax : +971 2 622 2228
  •  E-mail : ihtimam@mopa.ae 

Envoyez un formulaire de communication au cheikh Mohammed bin Rashid Al Maktoum, Vice-Président et Premier Ministre des Émirats arabes unis et dirigeant de Dubaï, en lui demandant de prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la libération du Dr Mohammed Al-Roken et sa protection contre toute forme de torture et de mauvais traitement.

Envoyez des messages de solidarité sur les médias sociaux et demandez la libération du Dr Mohammed Al-Roken via ces comptes Facebook et Twitter.

Réseaux sociaux

Faites connaître le cas du Dr Mohammed Al-Roken sur les réseaux sociaux, en utilisant les exemples de messages ci-dessous et les hashtags suivants : #MohammedAlRoken #LibérerAlRoken #ÉcrivainEnPrison

Facebook

  • L’emprisonnement de l’universitaire, avocat des droits de l’homme et écrivain émirati Dr Mohammed Al-Roken est arbitraire et constitue une violation manifeste de son droit à la liberté d’expression. Aujourd’hui, avec PEN International, je demande aux autorités des Émirats arabes unis de le libérer immédiatement et inconditionnellement, et d’abandonner toutes les accusations retenues contre lui. Rejoignez-nous et demandez à d’autres personnes d’agir au nom de l’#ÉcrivainEnPrison #MohammedAlRoken #LibérerAlRoken [insérer le lien]
  •  À l’occasion de la campagne de la Journée de l’#ÉcrivainEnPrison commémorée cette semaine par PEN International, je condamne l’emprisonnement de l’universitaire, avocat des droits de l’homme et auteur émirati Mohammed Al-Roken. Allez-vous vous joindre à nous pour agir pour #LibérerAlRoken ? Vous pouvez faire la différence #ÉcrivainEnPrison #MohammedAlRoken [insérer le lien]

Twitter

  • L’emprisonnement de l’universitaire, avocat et auteur émirati #MohammedAlRoken est arbitraire et constitue une violation de sa liberté d’expression. Aujourd’hui, avec @pen_int, je demande aux autorités des ÉAU de #LibérerAlRoken et d’abandonner toutes les accusations contre lui #ÉcrivainEnPrison. Rejoignez-nous et RT [insérer le lien]
  • À l’occasion de la campagne de la Journée de l’#ÉcrivainEnPrison commémorée cette semaine par @pen_int, je condamne l’emprisonnement de l’universitaire, avocat et auteur émirati #MohammedAlRoken. Allez-vous vous joindre à nous pour agir pour #LibérerAlRoken ? Vous pouvez faire la différence. RT [insérer le lien]

Veuillez partager cette image sur les réseaux sociaux pour faire connaître le cas du Dr Mohammed Al-Roken.

Solidarité

Nous vous invitons également à envisager d’élire le Dr Mohammed Al-Roken comme membre honoraire de votre Centre.

Sensibilisation

Nous vous encourageons également à attirer l’attention sur le cas du Dr Mohammed Al-Roken, en :

  • Publiant des articles et des tribunes dans votre presse nationale ou locale
  • Organisant des événements publics, des conférences de presse et des manifestations


Veuillez nous tenir informés de vos activités. Les messages peuvent être envoyés à Mina Thabet, coordinatrice régionale pour la région MENA, à l’adresse suivante : Mina.Thabet@pen-international.org.

Note aux rédacteurs Down arrow

Les activités de PEN International destinées à commémorer la Journée de l’écrivain en prison 2021 font partie d’une série d’événements prévus tout au long de l’année 2021 afin de marquer le Centenaire de PEN International. Fondé en 1921 par l’écrivaine anglaise Catherine Amy Dawson Scott, cela fait 100 ans que PEN International célèbre la littérature et protège la liberté d’expression.

Pour de plus amples informations, veuillez contacter Sabrina Tucci, responsable de la communication et des campagnes: Sabrina.Tucci@pen-international.org |Twitter : @pen_int | Facebook : @peninternational | www.pen-international.org